• Anceline Sidlovski

La culpabilité de la maman

Début août, les premières grandes vacances avec bébé s’annoncent. Tout est prêt: provisions de couches pour le bain, lunettes, chapeau, crème solaire, ombrelle.

Durant cette parenthèse, où la maman est détendue, le couple se retrouve, tout est découverte et source de joies.



Le temps passe vite, bébé attire les regards, il est source de toutes les attentions.

Mais les appréhensions surviennent: le spectre de la rentrée s’annonce avec le déchirement de la séparation, même pour quelques heures.

Bébé a une place réservée en crèche, il va falloir le confier à d’autres mains.



C’est une période difficile pour la maman: se séparer de son enfant est compliqué.

Les peurs sont nombreuses: la qualité des soins des puéricultrices accaparées par de nombreux petits, n’est peut être pas bonne ( eh oui ! cela peut arriver !, malgré les contrôles!

L ‘enfant va pleurer, être malheureux, et puis il y a tous les virus… il ( elle) va être contaminé(e) de façon permanente et sera toujours malade . … Les pensées négatives se succèdent en rafale dans le mental de la maman angoissée !


La maman est écartelée entre deux désirs : celui de retrouver un peu de sa liberté, son travail ( si il lui convient) et celui de garder son bébé.

En le confiant à des mains étrangères, la maman peut ressentir une certaine jalousie, elle perd de sa toute puissance ( partagée avec papa )

D’autres recevront les sourires, verront les progrès peut être avant elle….


Les premiers jours de la rentrée sont lourds. Il n'est pas rare pour la maman de pleurer dans la voiture ou sur le chemin du travail, et de résister à une farouche envie de rentrer à la maison, bébé sous le bras.




Arrêter de culpabiliser, c'est possible avec la sophrologie


J’accueille ces mamans désemparées avec beaucoup de douceur, dans mon cabinet du 14 eme arrondissement ou à distance.

Elle se sentent être de mauvaises mères . Ensemble, nous allons travailler sur la notion du détachement et de l’autonomie indispensable à l’enfant. Nos enfants sont des petits arbres … et non pas des branches de notre arbre !! …


La sophrologie va les aider à se détendre, à relâcher les tensions , à se détacher de toutes leurs peurs . Elles vont apprendre à s’installer dans la confiance en elle ( je sais et je fais ce qui est bon pour mon bébé) et envers l’entourage du bébé.



Il va être important de prendre contact avec leurs valeurs, nous travaillons l’ancrage : oui ma famille, mes enfants sont importants pour moi, mais mon travail, mon indépendance également ! J’ai étudié , j’aime ce que je fais ( ou pas! ) je suis capable de m’organiser …et la collectivité apporte à mon enfant des richesses que je ne peux nier . …


Les exercices de sophrologie permettent de vivre sereinement le présent.

La petite enfance passe vite, les mamans fatiguées , ayant parfois des soucis de sommeil, oublient de profiter de cette période ,et la regrette ensuite. Ne pas se laisser dépasser par un quotidien chargé est une demande légitime. Beaucoup de changements demandent une réponse efficace , la sophrologie, méthode psycho corporelle est particulièrement adaptée .


Dans le non jugement, j’aime rassurer ces mamans un peu perdues, dépassées par leurs émotions, il n’est pas facile de devenir parent, cela s’apprend. C’est un long chemin fait de joies mais aussi de doutes et d'embûches.

Parler, fait un bien fou !

Je suis là….n'hésitez pas …rien n’est ridicule !





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